Santé

Soigner les maladies oculaires avec des cornées imprimées en 3D

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Crédit photo : Soroush Karimi - Unsplash
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Ce procédé mis au point par des chercheurs de l’université de Newcastle pourrait résoudre le problème de manque de cornées pour les transplantations.

Des millions de personnes sur liste d’attente pour des greffes de cornées

La technique expérimentale mise au point par ces chercheurs pourrait venir en aide à des millions de personnes. La liste d’attente pour une transplantation de cornée est véritablement très longue, et contient plusieurs millions de patients. Grâce à la technologie bio-imprimante 3D, une équipe de scientifiques menée par Che Connon, un professeur de génie tissulaire, est parvenue à combiner des cellules souches de cornées saines avec de l’alginate (une forme de sucre généralement utilisée dans la régénération tissulaire) et du collagène.

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Crédit photo : Jaron Nix – Unsplash

Ainsi, ils ont réussi à créer une bio-encre. Il s’agit d’une solution imprimable permettant de reproduire la forme d’une cornée humaine. Une dizaine de minutes suffit à produire une cornée avec ce biogel. Ce dernier maintient les cellules souches en vie. Mais il produit aussi un matériau rigide et souple pouvant être utilisé sur une imprimante 3D.

Une technologie encore en phase de tests

Pour l’heure, on estime que chaque année dix millions de personnes à travers le monde nécessitent une intervention chirurgicale dans le but de prévenir la cécité cornéenne. Cette forme de cécité survient généralement à la suite de maladies comme le trachome, par exemple. De plus, cinq millions de personnes par an perdent la vue. La cause étant due à un dysfonctionnement de la cornée causé par un accident ou une maladie.

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Crédit photo : Victor Freitas – Unsplash

Les résultats obtenus par ces recherches pourraient donc résoudre un problème mondial en multipliant considérablement le nombre de cornées disponibles pour une transplantation. Pour le moment, les cornées qui sont imprimées en 3D et produites à l’Institut de médecine génétique de l’université de Newcastle devront subir des tests complémentaires. L’équipe espère rendre cette technique utilisable dans les cinq années à venir.

Axel
Rédac' en chef, je suis un véritable passionné d'innovations et d'entrepreneuriat. Etant toujours à la recherche de nouvelles idées créatives, j'ai décidé de partager mes découvertes sur Innovant.fr, pour vous inspirer également.

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