Santé

Le CNRS s’attaque aux douleurs chroniques

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Quand on est jeune et en bonne santé, on ne perçoit pas toujours l’importance d’un bon suivi médical. Au début de chaque année nouvelle, on préfère « meilleurs vœux » aux souhaits de « santé ». Pourtant, les tracas d’ordre physique arrivent sans prévenir, et souvent plus vite que prévu. Parmi ceux-ci, nous comptons les douleurs chroniques, très répandues. Heureusement, le CNRS est sur une nouvelle piste pour les combattre !

Vous avez dit douleur chronique ?

On pense généralement que les rhumatismes sont réservés aux personnes âgées. En outre, les Français ont tendance à utiliser ce mot pour qualifier tous les maux physiques récurrents. Or, d’un point de vue médical, les douleurs chroniques renvoient à la notion de douleur neuropathique. Il s’agit, d’après les spécialistes, d’une maladie de type chronique affectant près d’un dixième de la population métropolitaine… C’est énorme ! Le CHU de Lille nous en apprend davantage dans cette vidéo :

Malheureusement, le Français sur 10 atteint par ces douleurs désagréables ne bénéficie à l’heure actuelle d’aucun traitement satisfaisant ou efficace. Les patients sont en règle générale orientés vers des antiépileptiques ou des antidépresseurs… puisqu’il faut bien leur donner des médicaments. Peu de malades affirment se sentir mieux avec de telles ordonnances. En revanche, beaucoup déplorent des effets secondaires indésirables… L’enjeu est donc au moins aussi important que pour les troubles moteurs.

Ce manque thérapeutique serait enfin en passe d’être comblé, grâce à une meilleure connaissance de la pathologie en question. C’est en tout cas ce que nous apprend un communiqué de presse du CNRS ainsi qu’une publication scientifique parue le 12 mars dernier dans la revue Nature Communications.

Une solution innovante

Le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) a plus d’un tour dans son sac. Il engrange les découvertes dans de nombreux domaines. Ici, nous devons notamment féliciter des chercheurs de Montpellier (Institut des neurosciences) et de Strasbourg (Laboratoire d’innovation thérapeutique). Ceux-ci ont réussi à identifier les mécanismes d’apparition des douleurs neuropathiques et ceux de leur persistance. Un grand bond en avant !

La principale responsable des douleurs serait ainsi une molécule sanguine, baptisée « FLT3 ». Les douleurs neuropathiques seraient parallèlement engendrées par le diabète, le zona, le cancer, la chirurgie ou des traumatismes physiques entraînant une lésion de nerfs périphériques. Lors de cette dernière, des cellules sanguines immunitaires produisent une molécule FL qui, en s’associant à la FLT3, causerait tous nos maux… Pour information, voici une petite vidéo évoquant plus spécialement les neuropathies périphériques diabétiques :

Ces travaux préliminaires ont permis la mise au point d’un protocole de traitement prometteur. Ce prototype curatif s’est déjà montré très efficace lors de tests menés sur des animaux. Ces derniers ont vu leurs symptômes de douleur reculer aussi rapidement que durablement. L’être humain peut donc placer de nombreux espoirs dans cette découverte. Du point de vue chimique, le principe actif retenu est une molécule BDT001 considérée comme étant « anti-FLT3 ». Son développement a été confié à une start-up répondant au nom de Biodol Therapeutics. On attend impatiemment le passage à l’échelle industrielle !

Source :

CNRS

Philippe
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