Environnement

Une nouvelle théorie sur le mouvement des galaxies

La Voie lactée. Crédits photo : dragonuppl, Pixabay
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La très sérieuse revue Science s’adresse à un lectorat érudit dans le monde entier. Et elle présente une thèse audacieuse dans l’un de ses numéros. Il s’agit de la théorie développée par Oliver Müller, en passe d’obtenir un doctorat au sein de l’université de Bâle. Il spécule notamment sur le mouvement des galaxies naines et s’interroge sur la matière noire… Voyons un peu de quoi il en retourne !

Qui est ce doctorant ?

Pour faire sensation, nous aurions pu titrer : « Un étudiant réinvente l’univers », ou quelque chose d’approchant. Mais lorsque l’on est doctorant dans la prestigieuse université de Bâle, on a déjà basculé dans le monde de la recherche scientifique. C’est en tout cas ce que nous prouve le Bâlois Oliver Müller du haut de ses 28 ans.

Son esprit critique lui a permis de réinterroger et de remettre en cause nombre de postulats très répandus (mais pas toujours à juste titre) dans la communauté scientifique internationale. Mais il n’est pas seul dans cette entreprise, puisqu’il peut compter sur le soutien d’une véritable équipe sur le campus de Bâle. Ces chercheurs se sont notamment intéressés aux constellations d’une galaxie : Centaurus A. Voici une explication de leur travail donnée par le magazine Science :

Une théorie nouvelle

Avant les travaux d’Oliver Müller, il était généralement admis que les petites galaxies évoluaient de façon anarchique autour des grands systèmes stellaires. De même, on pensait souvent qu’elles étaient solidaires entre elles par l’intermédiaire d’une « matière noire » par définition non visible… Ce sont des axiomes étayés par différentes hypothèses. Mais Oliver Müller ne craint pas, fort de ses propres arguments, de les balayer d’un revers de main – ou presque. Si l’excitonium existe, ce ne serait donc pas le cas de la matière noire.

Un bâtiment de l’université de Bâle. Crédits photo : Wladyslaw Sojka, 9 septembre 2006, Wikimedia Commons

Des observations ont en effet montré une gravitation de galaxies dites « satellites » autour d’une galaxie centrale. De plus, ces déplacements suivraient un unique schéma. De là, les chercheurs bâlois postulent l’existence d’« un phénomène universel » à cet égard. Ces découvertes sont appelées à avoir une portée immense sur l’astronomie et l’astrophysique. Face à de tels chamboulements, le moins qu’on puisse dire est que nous autres pauvres mortels ne connaissons encore que très mal notre univers… !

Source :

20 Minutes

Philippe
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