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Mise en place d’une limite sur les heures de conduite Uber

Application Uber, Crédits photo : Mark Warner
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Tout comme les Pays-Bas s’inquiètent des accidents de la route pour les vélos, au Royaume-Uni Uber introduit dès la semaine prochaine une nouvelle politique sur les heures de conduite, qui – selon l’entreprise – contribuera à accroître la sécurité des conducteurs et des passagers.

Limiter le temps de conduite

Un conducteur licencié sur l’application devra prendre une pause ininterrompue de six heures après dix heures de conduite qu’il les ait passées avec des passagers ou pour aller récupérer une personne. Les conducteurs qui ne prennent pas une pause suffisamment longue ne pourront pas se connecter à l’application et accepter de nouvelles courses.

Source : Sandeepnewstyle, Wikimédia

Pour la firme de VTC, cette initiative « est une première dans l’industrie », mais l’association qui représente ces chauffeurs de taxi hors du commun a déclaré à la BBC qu’il s’agissait « d’une mesure inoffensive ».

Pas de règle

Andrew Byrne, responsable de la politique d’Uber, a déclaré : « Nous ne connaissons aucun autre opérateur de location privé au Royaume-Uni qui ait introduit une telle limite. Bien que les conducteurs ne passent en moyenne que 30 heures par semaine sur notre application, nous voulons contribuer pour nous assurer qu’ils ne conduisent pas fatigués. »

Crédits photo : Nathan Lipscomb

Un directeur de la National Private Hire and Taxi Association a déclaré à la BBC : « Il n’y a pas de règle pour nos chauffeurs. Au cours des deux dernières décennies, la Commission européenne a fait au moins trois tentatives pour que les taxis et les véhicules de location privés du Royaume-Uni soient soumis à la directive sur le temps de travail. Mais cela n’a jamais été autorisé parce que nos taxis, contrairement aux autobus et aux autocars, n’ont pas de tachygraphe, donc nous ne pouvons pas tenir compte des heures de conduite ni les restreindre. »

Un feu de paille

Steve McNamara, secrétaire général de l’Association des chauffeurs de taxi licenciés, a déclaré à la BBC : « Il s’agit d’une mesure inoffensive qui permettra quand même aux conducteurs d’Uber de travailler plus de 100 heures par semaine. Ce n’est qu’un coup de pub qui n’améliorera en rien la sécurité des passagers. Uber ne peut prétendre que ses chauffeurs sont des travailleurs indépendants et ne sont pas soumis au salaire minimum pour ensuite essayer de limiter les heures de travail. »

Source : Pxhere

Enfin, il nous dit que contrairement aux chauffeurs Uber, tous les chauffeurs de taxis noirs passent des tests de conduite améliorés et sont ainsi conscients des dangers liés à de longues heures de travail, ce qui se reflète dans le faible nombre d’accidents impliquant des conducteurs de taxi noir licenciés.

Source :

BBC News

Axel
Rédac' en chef, je suis un véritable passionné d'innovations et d'entrepreneuriat. Etant toujours à la recherche de nouvelles idées créatives, j'ai décidé de partager mes découvertes sur Innovant.fr, pour vous inspirer également.

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