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L’intelligence artificielle pour prévenir les suicides

Crédits photo : Gerd Altmann
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Ce n’est pas la première fois que l’IA – Intelligence Artificielle – se met au service de la santé, comme nous avons pu le constater avec le challenge d’Elon Musk, mais aujourd’hui, il s’agit d’un enjeu qui touche la santé mentale.

Une collaboration d’envergure

L’Agence de la santé publique du Canada travaille main dans la main avec Advanced Symbolics, des experts en IA, pour tenter de prédire l’augmentation du risque suicidaire régional en surveillant les médias sociaux. Cette société va analyser les messages de 160 000 comptes de médias sociaux à la recherche de tendances suicidaires. Le but de l’entreprise est de communiquer un pronostic quant aux régions du Canada qui pourraient voir une augmentation des comportements suicidaires.

Crédits photo : Gerd Altmann

Les indices d’un tel comportement sont, selon le document contractuel, « des idées (pensées), comportements (tentatives de suicide, automutilation, suicide) et communications (menaces suicidaires, plans) ». À partir de ces connaissances, le gouvernement canadien pourrait s’assurer qu’un maximum de ressources en santé mentale se trouve au bon endroit en cas de besoin.

Comment aborder cette problématique ?

Le Canada n’est pas le seul à se tourner vers la technologie pour offrir un meilleur soutien aux personnes qui envisagent de se suicider ou pour prévenir les suicides. En novembre, Facebook a lancé un déploiement mondial de ses outils d’IA pour la prévention du suicide chez les utilisateurs. Dans ce cas-là, l’intelligence artificielle s’adresse aux personnes qui affichent un contenu pouvant être un signe de pensées suicidaires mais elle permet également aux autres utilisateurs de signaler un contenu qui, selon eux, pourrait représenter des risques suicidaires.

Crédits photo : Anemone123, Pixabay

Instagram, qui appartient à Facebook, a également publié l’année dernière des outils pour aider les utilisateurs à signaler des vidéos en direct montrant des signes de pensées suicidaires, générant ainsi immédiatement des propositions d’accompagnement mental à la personne qui aurait publié le contenu.

Un projet important

Le projet devrait être lancé ce mois-ci et se terminerait en juin. Pendant cette période, Advanced Symbolics surveillera les comptes de médias sociaux pendant une période de trois mois en tant que pilote du programme. Par la suite, le gouvernement canadien déterminera si le programme doit être prolongé. Cinq extensions d’un an seront autorisées. La période de programmation initiale coûtera au gouvernement un peu moins de 25 000 $ canadiens et, si elle est entièrement prolongée, elle pourra atteindre jusqu’à 400 000 $.

« Afin d’aider à prévenir le suicide, élaborer des programmes de prévention efficaces et reconnaître des moyens d’intervenir plus tôt, nous devons d’abord comprendre les différents schémas et caractéristiques des comportements suicidaires », a déclaré un porte-parole de l’Agence de la santé publique du Canada. « L’ASPC explore des façons de piloter une nouvelle approche pour aider à identifier des modèles, basés sur des données en ligne et associés aux utilisateurs qui discutent de comportements liés au suicide. »

Affiche de prévention, source : Wikimédia

Vous avez des pensées suicidaires ? Vous avez besoin d’aide ? Appelez sans tarder Suicide Écoute au 01 45 39 40 00.

Source :

Spring Wise

Laura
Rédactrice web, je suis passionnée par l'écriture et les innovations. Ça tombe bien !

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