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Un revêtement écologique pour réduire les coûts d’entretien des navires

Crédits photo : Christiane M., Pixabay
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Après la peinture pelable capable de protéger la plupart des surfaces, une nouvelle peinture antisalissure vient d’être mise au point en Allemagne.

Tous dans le même bateau

Comme peuvent en attester tous ceux qui possèdent un bateau, les barnacles, les algues et les moules qui couvrent rapidement la coque sous la ligne de flottaison constituent un ennui majeur.

Moules accrochées en grappes. Source : Pxhere

Ces organismes causent un « encrassement biologique » qui endommage la peinture et augmente le poids et la résistance à l’écoulement du navire, ce qui, à son tour, entraîne une plus grande consommation de carburant ainsi que des émissions de CO2 plus élevées. Les peintures protectrices traditionnelles peuvent empêcher cette croissance, mais elles peuvent également libérer des polluants et des produits chimiques toxiques dans l’eau.

Protection et environnement

Une équipe de recherche du groupe de travail sur les nanomatériaux fonctionnels de l’université de Kiel, en partenariat avec la spin-off Phi-Stone AG de la même ville, vient de créer une peinture antisalissure respectueuse de l’environnement. Cette peinture, qui a récemment remporté la Global Technology Technology Entrepreneurship Competition (MTEC), est faite d’un composite de nanopolymères à base de polythiouréthane et de particules céramiques spécialement formées. La surface lisse du composite rend plus difficile la fixation des organismes marins sur la coque. La peinture est facile à nettoyer, ce qui permet d’économiser de l’argent tout en protégeant l’environnement.

Nettoyage de la coque. Crédits photo : Stan Shebs

Selon Ingo Paulowicz, membre du conseil d’administration de Phi-Stone, l’encrassement biologique augmente la quantité de carburant utilisée par les navires jusqu’à 40 %. L’industrie mondiale des transports enregistre ainsi un coût de plus de 150 milliards de dollars par an, sans compter la pollution environnementale inutile…

Un succès manifeste

La nouvelle peinture a été testée pendant deux ans sur le bateau African Forest, dont le trajet s’étend de la Belgique jusqu’au Gabon. Pendant l’essai, les organismes marins qui ont poussé sur la coque ont pu être essuyés avec une éponge. Phi-Stone travaille actuellement sur le développement d’une technique de pulvérisation pour appliquer la peinture plus facilement sur de grandes surfaces. La peinture antisalissure de Kiel rejoint ainsi d’autres innovations récentes dans ce domaine et l’on peut se demander de quelles autres manières les nanomatériaux pourraient être utilisés pour développer des revêtements améliorés.

Laura
Rédactrice web, je suis passionnée par l'écriture et les innovations. Ça tombe bien !

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