Ou quand la colle chirurgicale et l’imprimante 3D enfantent un monstre prodigieux.

Des chercheurs de l’école polytechnique de Zurich ont mis au point et développé une encre révolutionnaire composée de bactéries qui pourrait tout changer dans le monde médical en termes de greffe de peau et de transplantation d’organes.

Ce gel, constitué des bactéries Acetobacter Xylinum, est capable de créer des structures en cellulose utiles pour la chirurgie dès lors qu’il est exposé à l’oxygène.

De là à la greffe de peau, vous me direz ?

Si les chercheurs pensent créer des tissus artificiels à partir de cette encre, c’est parce que les bactéries ont de nombreuses propriétés, dont celles de détruire les toxines et de synthétiser des vitamines. En outre, la cellulose a la particularité de ne pas être sujette aux rejets lors de greffes, ce qui tient de jolies promesses pour l’avenir.

Et l’imprimante 3D dans tout ça ?

La force de ce type d’impression, qui se prête parfaitement à l’aspect fibreux de l’encre, est de pouvoir varier les formes à volonté, offrant ainsi la possibilité de coller aux besoins des patients. À qui les greffes cutanées sur le visage, les bras ou même autour des organes pour les protéger avant une transplantation.

Un premier test sur le visage… d’une poupée

Alexandra München

Un film a été créé pour être déposé sur la poupée en question, assez fin et résistant pour servir dans le cadre d’une greffe de la peau, et ça a été un franc succès.

Des perspectives écolo

L’équipe de Zurich planche aujourd’hui sur un remplacement des bactéries d’origine par d’autres plus performantes encore, ce qui permettrait de se débarrasser des polluants environnementaux.

Jetons un œil à cette bactérie vivante imprimée en 3D :

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