500 espaces citoyens pour aider les Marocains aux démarches en ligne
Repérage des élèves en difficulté, cloud souverain, 500 espaces citoyens : le gouvernement marocain détaille comment l’IA doit servir l’État social.
En bref
- Le projet « IA Maroc » cible d’abord l’éducation et la santé.
- Un cloud souverain doit garder les données marocaines sur le territoire national.
- Le suivi opérationnel des chantiers est confié à Ahmed Rahhou.
- Aucun calendrier ni budget précis n’est annoncé.
Le gouvernement marocain veut utiliser l’intelligence artificielle pour piloter ses politiques publiques et donner corps à l’État social. Selon le360.ma, le projet « IA Maroc » est présenté comme un levier concret pour le quotidien des citoyens, et non comme une vitrine technologique.
L’école et l’hôpital en première ligne
Deux domaines passent en tête des priorités : l’éducation et la santé. Dans les établissements scolaires, des instruments d’analyse serviront à détecter précocement les élèves qui risquent l’échec ou l’abandon, de façon que les autorités leur offrent un suivi individualisé et limitent la déscolarisation.
Dans la santé, la modernisation vise une meilleure efficacité des soins et une organisation plus fluide des services hospitaliers, pour répondre plus vite aux besoins des usagers. Il s’agit à ce stade d’objectifs annoncés : leurs effets sur la réussite scolaire ou la qualité des soins restent à démontrer.
À propos de la conduite de ces chantiers, L’Economiste, dans son numéro paru le vendredi 23 octobre, affirme : « Dans une perspective de modernité et d’efficacité, la nomination d’Ahmed Rahhou vise à apporter l’expertise technocratique indispensable au pilotage de ces chantiers jugés hautement stratégiques pour l’avenir de la nation ».
Garder les données marocaines chez soi
Le programme prévoit des infrastructures nationales de cloud computing souverain. Leur rôle : stocker de façon sécurisée les données marocaines sur le sol national.
Selon L’Economiste, l’objectif de cette stratégie est d’amoindrir sur la durée la dépendance envers les opérateurs étrangers, tout en gardant une maîtrise rigoureuse des données numériques sensibles. À ce jour, rien ne prouve que cette dépendance ait réellement reculé.
Des espaces citoyens, de la fibre et des diplômés formés
Avec « Maroc Digital 2030 », le lien de proximité avec les citoyens demeure un axe prioritaire. Les ambitions affichées se résument en trois points de repère.
Ces espaces citoyens sont censés simplifier l’accès aux procédures en ligne. Les personnes peu à l’aise avec l’outil informatique y trouveront une aide directe et un suivi adapté à leurs besoins, ce qui doit atténuer la fracture numérique et assurer l’égalité d’accès aux services publics.
La connectivité forme l’autre pilier :
- la généralisation de la couverture 4G ;
- le recours à des liaisons par satellite afin de désenclaver les territoires les plus isolés ;
- le déploiement de la 5G.
Le suivi opérationnel de ces projets a été confié à Ahmed Rahhou. Son titre officiel n’est pas précisé, et aucun calendrier, budget ou date de mise en service n’accompagne ces annonces, qu’il s’agisse d’IA Maroc, des 500 espaces ou de la fibre.
Télécoms, transports, entreprises publiques : la refonte économique
La transformation concerne également la gouvernance de l’économie. Pour les télécommunications, les pouvoirs publics favorisent la mutualisation des réseaux afin d’abaisser les coûts et de stimuler la concurrence, et prévoient une distribution transparente des fréquences. Le recul effectif des coûts n’est pas démontré pour l’instant.
Dans les secteurs des transports et des entreprises publiques, les réformes programment un réexamen des accords conclus avec l’étranger, la fin de certains monopoles et une rationalisation des structures, dans le but de renforcer l’équité de la concurrence et l’efficacité économique. Ces éléments proviennent d’une unique publication, laquelle rapporte les propos de L’Economiste.
Photo : Михаил Крамор / Pexels



