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« Un champignon lié à la malédiction du pharaon » : il pourrait bientôt soigner la leucémie mieux que certains traitements actuels

« Un champignon lié à la malédiction du pharaon » : il pourrait bientôt soigner la leucémie mieux que certains traitements actuels
Illustration de la découverte de propriétés anticancéreuses dans le champignon Aspergillus flavus lié à la tombe de Toutankhamon. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🔬 Les chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont découvert que le champignon Aspergillus flavus contient des molécules capables de combattre la leucémie.
  • 🧪 Les composés extraits, appelés RiPPs, ont montré une efficacité comparable aux médicaments approuvés par la FDA contre la leucémie.
  • 🌍 Ce champignon, autrefois lié à la « malédiction du pharaon », pourrait transformer son image en offrant des traitements innovants contre le cancer.
  • 🔍 Les chercheurs prévoient de tester ces composés sur des modèles animaux avant d’envisager des essais cliniques sur l’homme.

Les découvertes scientifiques récentes ont souvent la capacité de transformer notre compréhension de phénomènes historiques. Une telle révélation concerne un champignon autrefois tristement célèbre pour avoir causé la mort de plusieurs excavateurs travaillant sur le site funéraire de Toutankhamon. Ce même champignon, Aspergillus flavus, se révèle aujourd’hui être un allié potentiel dans la lutte contre la leucémie, une forme de cancer particulièrement agressive. Grâce aux recherches menées par l’Université de Pennsylvanie (UPenn), ce champignon pourrait bien changer la donne en matière de traitements médicaux.

Le potentiel insoupçonné d’Aspergillus flavus

Aspergillus flavus est un champignon appartenant à un vaste genre de près de 250 espèces, présent dans le monde entier. On le trouve couramment dans le sol, le foin, les grains et la végétation en décomposition. Bien qu’il soit connu pour provoquer des allergies et des infections pulmonaires graves, sa réputation est surtout liée à la légende de la « malédiction du pharaon ». Cette dernière aurait causé la mort de plusieurs archéologues ayant pénétré dans le tombeau de Toutankhamon. Cependant, cette réputation pourrait bien être effacée par les récentes découvertes scientifiques. Les chercheurs de l’UPenn ont réussi à extraire des molécules de ce champignon, capables de perturber la division cellulaire dans les cellules leucémiques. Ces composés, connus sous le nom de peptides synthétisés ribosomiquement et modifiés post-traductionnellement (RiPPs), pourraient ouvrir la voie à de nouveaux traitements contre la leucémie.

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La bioingénierie au service de la médecine

En manipulant les RiPPs extraits d’Aspergillus flavus, les chercheurs ont pu augmenter leur efficacité contre les cellules cancéreuses. Lors de tests en laboratoire, ces composés ont démontré une efficacité comparable à celle des médicaments actuellement approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) pour le traitement de la leucémie. Ce succès repose sur la capacité des RiPPs à bloquer la formation des microtubules, éléments essentiels à la division cellulaire. Cette découverte est d’autant plus remarquable qu’elle démontre une spécificité pour les cellules de leucémie, sans affecter d’autres types de cancer comme ceux du sein, du foie ou des poumons. Ainsi, les RiPPs représentent une avancée prometteuse pour le développement de traitements ciblés et spécialisés.

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Un champ d’exploration encore vaste

Alors que la plupart des RiPPs ont été découverts chez les bactéries, leur présence dans les champignons reste rare. Cela rend la découverte des asperigimycins, une nouvelle classe de RiPPs, encore plus excitante. Les chercheurs ont identifié quatre RiPPs distincts, dont deux ont démontré un impact significatif sur les cellules cancéreuses. En manipulant certains interrupteurs génétiques dans les cellules cancéreuses, il a été découvert qu’un gène en particulier, SLC46A3, permettait aux asperigimycins de pénétrer efficacement dans les cellules. Cette découverte ouvre la voie à l’exploration de nouvelles classes de médicaments, en exploitant le potentiel inexploité des champignons pour le développement de thérapies innovantes.

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Vers de nouvelles perspectives thérapeutiques

Les chercheurs de l’UPenn prévoient désormais de tester leurs nouveaux composés sur un modèle animal. Si ces essais s’avèrent prometteurs, ils pourraient mener à des essais cliniques sur l’homme, bien que cela prenne encore plusieurs années. L’objectif ultime est de transformer ces découvertes en traitements viables pour les patients atteints de leucémie. Selon Sherry Gao, professeur associé en ingénierie chimique et biomoléculaire, « la nature nous a offert cette incroyable pharmacie. C’est à nous de découvrir ses secrets et de les exploiter pour concevoir de meilleures solutions ». Cette approche, qui mélange science et nature, pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère dans le traitement du cancer, en explorant des ressources naturelles encore inexplorées.

Face à ces avancées scientifiques, une question demeure : quelles autres merveilles la nature nous réserve-t-elle encore, prêtes à être découvertes et exploitées pour le bien de l’humanité ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Lynda FOURNIER

À propos de la signature

Lynda FOURNIER

Lynda Fournier suit pour Innovant les innovations industrielles, énergétiques et environnementales. Rédactrice patiente, elle préfère les dossiers documentés aux réactions à chaud. Elle observe surtout la façon dont les technologies s'installent, ou non, dans les usages.