Science

« Oui, la Chine abandonne le calcium » : cette décision stratégique relance la course à la fusion nucléaire et aux éléments inconnus

« Oui, la Chine abandonne le calcium » : cette décision stratégique relance la course à la fusion nucléaire et aux éléments inconnus
Illustration de la synthèse d'éléments superlourds utilisant l'argon-40 à l'université de Xi’an Jiaotong en Chine. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🔬 Les chercheurs de l’université de Xi’an Jiaotong utilisent l’argon-40 pour synthétiser des éléments superlourds, réduisant ainsi les coûts.
  • La méthode traditionnelle utilise le calcium-48, coûteux et rare, pour la fusion-évaporation des noyaux.
  • La production de l’isotope 286Mc est cruciale pour découvrir l’élément 119, encore inconnu dans le tableau périodique.
  • Cette approche innovante pourrait redéfinir la recherche en physique nucléaire et élargir notre compréhension des éléments.

La quête pour la découverte de nouveaux éléments au-delà de ce que nous connaissons actuellement dans le tableau périodique est un domaine fascinant de la science moderne. En Chine, à l’université de Xi’an Jiaotong, les chercheurs ont fait une avancée significative en développant une méthode innovante pour synthétiser des noyaux de superéléments lourds. Cette nouvelle approche utilise moins d’énergie de faisceau que les méthodes traditionnelles, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités pour la création d’éléments superlourds en laboratoire et la compréhension de la stabilité nucléaire à des numéros atomiques élevés.

Approche traditionnelle

Traditionnellement, la synthèse des noyaux de superéléments lourds repose sur l’utilisation de faisceaux de calcium-48 (⁴⁸Ca). Ce procédé dépend d’un processus délicat appelé fusion-évaporation. Lorsque deux noyaux fusionnent dans un accélérateur de particules, ils forment un noyau composé, mais l’énergie excédentaire doit être dissipée, ce qui se fait par évaporation de particules. Les faisceaux de calcium-48 sont préférés en raison de leur dynamique de réaction favorable et de leur nombre élevé de neutrons, ce qui conduit à des sections efficaces d’évaporation plus élevées.

Cependant, cette méthode est extrêmement coûteuse car le calcium-48 est rare, ce qui limite la production d’un grand nombre de noyaux atomiques superlourds. Un groupe de recherche dirigé par le professeur Hong-Fei Zhang à l’université de Xi’an Jiaotong propose d’utiliser l’argon-40 (⁴⁰Ar) comme projectile dans les réactions de fusion pour réduire les coûts.

« Plus rapide qu’un avion » : ce train chinois atteint 640 km/h en seulement 7 secondes, un record mondial absolu

Création de l’élément 119

Les chercheurs proposent d’utiliser ⁴⁰Ar et de le bombarder sur le berkelium synthétique (²⁴⁹Bk) pour produire 286Mc, un isotope crucial pour la désintégration alpha de l’élément 119, l’élément encore non découvert dans le tableau périodique. Selon l’équipe de recherche, l’utilisation de ⁴⁰Ar peut aider à synthétiser 286Mc avec une section efficace relativement élevée de 7,9 picobarns, une valeur relativement élevée qui améliore les perspectives de succès similaires à l’avenir.

Les chercheurs ont utilisé des modèles théoriques avancés pour analyser le processus de fusion évaporation lors de l’utilisation de ⁴⁰Ar. Selon leur analyse, ils ont constaté que l’utilisation de l’argon entraîne de meilleures probabilités de fusion et des dynamiques de barrière de fusion interne favorables.

La course quantique s’intensifie : la Chine dévoile un rival de 1 000 qubits face à IBM et bouleverse l’équilibre technologique mondial

Nouvelles perspectives pour la recherche sur les éléments superlourds

La recherche est passionnante car elle représente une approche plus rentable et performante que le ⁴⁸Ca dans certaines réactions. Le professeur Zhang a déclaré dans un communiqué de presse que l’utilisation de ⁴⁰Ar ouvre une nouvelle frontière excitante pour la recherche sur les éléments superlourds. Son accessibilité économique combinée à des dynamiques de réaction compétitives ou supérieures remet en question la dépendance actuelle au ⁴⁸Ca et pourrait redéfinir la planification stratégique des futures expériences de synthèse.

Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue Nuclear Science and Techniques, soulignant l’importance de cette découverte pour la communauté scientifique mondiale.

« Oui, j’ai acheté 50 avis Google et mon chiffre d’affaires a doublé » : la méthode hallucinante d’Acheter-des-Fans.com pour la réputation en ligne sur Google

Impact économique et scientifique

Le recours à des méthodes plus économiques pour la synthèse d’éléments superlourds pourrait avoir un impact significatif sur l’ensemble du domaine de la recherche nucléaire. Non seulement cela permettrait de réduire les coûts de production, mais cela faciliterait également la création de nouveaux éléments, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles découvertes scientifiques.

Le tableau ci-dessous présente une comparaison entre l’utilisation du calcium-48 et de l’argon-40 en termes de coût et d’efficacité :

Méthode Coût Efficacité
Calcium-48 Élevé Bonne
Argon-40 Réduit Supérieure dans certaines réactions

Cette innovation pourrait remodeler le paysage de la recherche en physique nucléaire et élargir notre compréhension de la matière. Quelle sera la prochaine étape pour la recherche sur les éléments superlourds, et comment ces découvertes pourraient-elles influencer notre compréhension du monde atomique ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Eva LAURENT

À propos de la signature

Eva LAURENT

Eva Laurent est rédactrice pour Innovant. Elle couvre les sciences et les usages numériques en replaçant chaque avancée dans son contexte, des premiers prototypes aux applications concrètes. Elle aime confronter les promesses des innovations à leurs limites réelles.