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La mission spatiale PHARAO, prévue pour le 21 avril 2025, marque un jalon important dans l’exploration scientifique de l’espace. Au cœur de cette mission, une horloge atomique d’une précision inégalée sera utilisée pour mesurer l’écoulement du temps depuis la Station spatiale internationale. Cette expérience vise à tester l’une des prédictions les plus fascinantes de la relativité générale d’Einstein. Avec cette mission, nous espérons obtenir des données qui pourraient nous rapprocher de la réconciliation entre la relativité générale et la mécanique quantique, deux théories fondamentales mais incompatibles dans leur état actuel. PHARAO pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives dans notre compréhension de l’Univers.
Une horloge atomique dans l’espace pour vérifier la relativité générale
La mission ACES (Atomic Clock Ensemble in Space), prévue pour être lancée vers la Station spatiale internationale, promet de révolutionner notre compréhension de la relativité générale. Sous l’égide de l’ESA, cette mission embarquera l’horloge atomique PHARAO, développée par le CNES. Cette horloge d’une précision exceptionnelle vise à mesurer une prédiction unique de la relativité générale : l’effet de la masse d’un objet sur l’écoulement du temps autour de lui. Plus un objet est massif, plus le temps s’écoule lentement à proximité.
À l’altitude de l’ISS, un astronaute vieillira légèrement plus vite que son jumeau resté sur Terre, bien que cet effet soit infime. PHARAO a pour ambition de mesurer ce phénomène avec une précision sans précédent, ne déviant pas de plus de deux dixièmes de seconde depuis la disparition des dinosaures. Pour atteindre cet objectif, l’horloge doit être comparée avec précision à des horloges restées sur Terre grâce à des liens micro-ondes et lasers sophistiqués.
Une horloge atomique sur la station spatiale internationale
Installée sur le module européen Colombus de l’ISS, PHARAO bénéficie des ressources de la station tout en cherchant à surmonter les défis inhérents à son environnement. Les conditions modérées de radiation et les infrastructures éprouvées de communication de l’ISS offrent un cadre idéal pour cette expérience. Cependant, la relative basse altitude de l’ISS limite l’effet de relativité générale que PHARAO peut observer, comparé à une orbite géostationnaire, où cet effet serait plus marqué.

Malgré ces défis, PHARAO a le potentiel de remplir ses objectifs avant la mise hors service de l’ISS, prévue pour 2030. Les résultats obtenus pourraient non seulement approfondir notre compréhension des effets relativistes mais aussi améliorer la précision des systèmes de positionnement par satellite.
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Des horloges atomiques toujours plus précises
Depuis leur création dans les années 1950, les horloges atomiques se sont améliorées à un rythme impressionnant, en parallèle à l’évolution des systèmes électroniques. Se basant sur les fréquences propres aux atomes, ces horloges sont devenues des instruments de mesure du temps d’une précision inégalée. Les horloges radio, optiques et potentiellement nucléaires représentent des avancées significatives dans ce domaine.
PHARAO repose sur une avancée majeure : l’utilisation d’atomes refroidis par laser, une technique qui a valu le prix Nobel au physicien Claude Cohen-Tannoudji. Dans l’environnement de microgravité de l’ISS, ces atomes refroidis permettent une mesure du temps extrêmement précise. L’ultravide requis pour maintenir ces conditions est un exploit d’ingénierie, éliminant toute interaction indésirable avec d’autres atomes.
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L’impact potentiel sur la géodésie chronométrique
La précision de PHARAO permet de détecter de minuscules variations du potentiel gravitationnel, équivalentes à des changements d’altitude d’un mètre. Les horloges optiques terrestres, encore plus précises, peuvent détecter des variations d’un centimètre. Ces capacités ouvrent de nouvelles voies en géodésie chronométrique, permettant d’étudier les variations de masses terrestres, des nappes phréatiques aux mouvements atmosphériques.
Avec des horloges encore plus performantes, connectées à une référence dans l’espace, nous pourrions un jour mesurer des phénomènes terrestres avec une précision inégalée. Cela soulève la question : quelles autres applications inattendues cette technologie pourrait-elle offrir à l’avenir ?



