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« Oui, les dauphins parlent comme des aliens » : leur langage pourrait nous apprendre à dialoguer avec des extraterrestres

« Oui, les dauphins parlent comme des aliens » : leur langage pourrait nous apprendre à dialoguer avec des extraterrestres
Illustration de la communication possible entre dauphins et intelligences extraterrestres. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🐬 Les dauphins détiennent des clés potentielles pour la communication interespèces grâce à leurs sifflements complexes.
  • 🏆 Le Coller Dolittle Challenge récompense des avancées dans le décryptage des langages animaux avec un prix de 100 000 euros.
  • 📚 Arik Kershenbaum relie les études sur la communication animale à la recherche de signaux extraterrestres intelligents.
  • 🌌 Une base de données interespèces pourrait révolutionner notre compréhension des signaux extraterrestres et des communications non humaines.

Les dauphins, avec leur intelligence sociale et leur capacité de communication, pourraient bien détenir les clés pour nous aider à communiquer avec des intelligences extraterrestres. Récemment, le Coller Dolittle Challenge a décerné un prix de 100 000 euros à une équipe de chercheurs pour leurs avancées dans la communication interespèces. Cette initiative pourrait transformer notre compréhension non seulement de la communication animale, mais aussi de notre capacité à échanger avec des formes de vie venues d’ailleurs. Alors que les chercheurs continuent de percer les secrets des sifflements des dauphins, les implications pourraient être aussi vastes que l’univers lui-même.

La découverte des sifflements des dauphins

L’équipe gagnante, dirigée par Laela Sayigh du Woods Hole Oceanographic Institution, a étudié la communauté de dauphins à gros nez au large de Sarasota, en Floride. Ces chercheurs se sont concentrés sur les sifflements « non signatures », qui représentent environ 50 % des sifflements produits par ces dauphins. Contrairement aux sifflements de signature, qui sont des vocalisations référentielles semblables à des noms, les sifflements non signatures pourraient fonctionner comme des mots partagés par plusieurs dauphins. Cette découverte ouvre des perspectives fascinantes pour la compréhension de la communication animale.

Pour mener leurs recherches, l’équipe de Sayigh a utilisé des hydrophones à ventouse non invasifs, placés sur les dauphins lors d’évaluations sanitaires uniques de capture et de remise en liberté, en plus de balises acoustiques numériques. Grâce à l’apprentissage profond, ils espèrent « déchiffrer le code » de ces sifflements et analyser leur signification potentielle.

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Le guide du zoologiste pour la galaxie

Arik Kershenbaum, professeur associé à l’Université de Cambridge, est l’un des chercheurs intéressés par les liens entre la communication animale et l’intelligence extraterrestre. Auteur de « The Zoologist’s Guide to the Galaxy », Kershenbaum explique que son livre explore la vie sur Terre pour mieux comprendre ce que les animaux peuvent révéler sur les extraterrestres et nous-mêmes. Il a également contribué à un livre blanc pour un atelier à l’Institut SETI en Californie, intitulé « What Animal Studies Can Tell Us about Detecting Intelligent Messages from Outside Earth ».

Dans ce document, Kershenbaum et ses collègues concluent que la recherche sur la communication animale est le plus proche que nous puissions être de l’étude des signaux extraterrestres, jusqu’à ce que de tels signaux soient effectivement reçus. Ils proposent la création d’une base de données interespèces de signaux communicatifs, accessible à tous les chercheurs du SETI et du comportement animal.

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Vocalisations complexes et implications pour le SETI

Bill Diamond, président de l’Institut SETI, souligne que l’interprétation du langage des dauphins, ainsi que des vocalisations des baleines à bosse, intéresse de plus en plus les chercheurs en astrobiologie. Les baleines à bosse ont des vocalisations très complexes, transmettant des informations et planifiant à l’avance. Ces recherches pourraient nous aider à comprendre comment communiquer avec d’autres formes de vie dans l’univers.

Laurance Doyle, chercheur au SETI, travaille en partenariat avec l’Alaska Whale Foundation pour étudier les vocalisations des baleines à bosse. Cette collaboration pourrait améliorer notre compréhension des communications non humaines et informer les efforts pour détecter des technosignatures d’intelligences extraterrestres.

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Règles fondamentales de transmission de l’information

Pour Diamond, la question de recherche pertinente est de savoir s’il existe des règles mathématiques fondamentales associées à la transmission d’informations, universelles comme les lois de la physique et de la chimie. Si une structure sous-jacente des règles de transmission d’information est découverte, nous pourrions être capables de reconnaître un signal SETI détecté comme contenant des informations, et donc de l’intelligence. Cette avancée pourrait potentiellement nous permettre de le traduire.

Selon Diamond, il existe un lien évident entre la recherche SETI, l’astrobiologie et l’étude des communications et intelligences non humaines. Ces recherches croisées pourraient ouvrir de nouvelles voies pour comprendre notre place dans l’univers et la possibilité d’une vie au-delà de notre planète.

Alors que nous continuons à explorer les mystères de la communication interespèces, une question demeure : serons-nous un jour capables de décrypter un message venu des étoiles, et qu’est-ce que cela signifierait pour l’humanité ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Emile FAUCHER

À propos de la signature

Emile FAUCHER

Emile Faucher est rédacteur pour Innovant, où il suit les technologies émergentes et la recherche appliquée. Il s'attache à distinguer ce que les laboratoires annoncent, ce qui fonctionne déjà et ce qui reste à prouver. Ses articles privilégient le temps long plutôt que l'effet d'annonce.