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« On voit les atomes danser » : des scientifiques filment pour la première fois un ballet atomique en temps réel

« On voit les atomes danser » : des scientifiques filment pour la première fois un ballet atomique en temps réel
Illustration de la danse des atomes en temps réel observée grâce à une machine quantique. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • 🔬 Les chercheurs de l’Université de Sydney ont utilisé une machine quantique pour observer les interactions atomiques en temps réel.
  • 💡 Cette avancée permet de simuler les dynamiques chimiques que les supercalculateurs classiques ne peuvent modéliser efficacement.
  • 🌿 Les implications pour le secteur de l’énergie sont vastes, notamment pour améliorer les systèmes solaires et la conversion de la lumière.
  • 🔍 Ces découvertes ouvrent la voie à une meilleure compréhension des processus photo-induits, accélérant la découverte de nouveaux matériaux et médicaments.

Les avancées récentes dans le domaine de la simulation quantique ouvrent la voie à des découvertes majeures en chimie et en physique. Grâce aux chercheurs de l’Université de Sydney, il est désormais possible d’observer directement les interactions atomiques en temps réel. Cette prouesse technologique permet de comprendre comment les atomes forment de nouveaux composés ou réagissent avec la lumière, un domaine jusqu’ici inaccessible aux supercalculateurs classiques. Ces découvertes promettent de transformer notre compréhension des dynamiques chimiques et de révolutionner des secteurs clés comme celui de l’énergie.

Une méthode de simulation quantique économe en ressources

Jusqu’à présent, les ordinateurs quantiques étaient essentiellement utilisés pour calculer des propriétés statiques des molécules, telles que leurs niveaux d’énergie. Cependant, simuler les processus dynamiques et évolutifs dans le temps restait un défi majeur en raison de leur complexité. La recherche menée par l’équipe de l’Université de Sydney repousse ces limites en simulant comment les molécules se comportent lorsqu’elles sont excitées par la lumière. Ce processus implique des changements ultrarapides au niveau électronique et vibratoire, que les ordinateurs classiques peinent à modéliser avec précision.

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Les chercheurs ont utilisé une méthode de simulation quantique analogique avec un seul ion piégé, ce qui constitue une fraction des ressources matérielles généralement nécessaires pour les ordinateurs quantiques numériques traditionnels. Expliquer la même simulation avec une approche plus conventionnelle en informatique quantique nécessiterait 11 qubits parfaits et 300 000 portes d’enchevêtrement sans défaut, selon le professeur Kassal. Leur méthode est environ un million de fois plus économe en ressources, permettant d’étudier des dynamiques chimiques complexes avec beaucoup moins de ressources qu’on ne le pensait auparavant.

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Simulation de molécules spécifiques

La simulation s’est concentrée sur l’interaction de la lumière avec trois molécules spécifiques : l’allène (C3H4), le butatriène (C4H4) et la pyrazine (C4N2H4). Le déroulement de la simulation s’est effectué avec un facteur de dilatation temporelle stupéfiant de 100 milliards (1011), ce qui signifie qu’elle a fonctionné sur une échelle de temps accessible de millisecondes tout en reproduisant des événements chimiques ultrarapides se produisant en femtosecondes (10-15).

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Cela s’appuie sur des travaux antérieurs de 2023 où l’équipe avait simulé des dynamiques quantiques génériques abstraites. Dr Tan a noté qu’il était possible de simuler les interactions pour ces molécules spécifiques à l’aide de supercalculateurs classiques, mais que des molécules plus complexes dépasseraient leurs capacités. La technologie quantique sera capable de simuler une complexité au-delà de toutes les capacités classiques.

Des implications majeures pour le secteur de l’énergie

Les implications de cette recherche sont immenses, notamment pour le secteur de l’énergie. Une compréhension plus approfondie des dynamiques photo-induites ultrarapides, désormais accessible grâce à ces simulations quantiques, pourrait transformer notre manière de capter et d’utiliser la lumière. Cela pourrait mener directement à des systèmes solaires considérablement améliorés et permettre la conception de cellules photovoltaïques plus efficaces, capables de capturer et de convertir la lumière du soleil avec une efficacité sans précédent.

En outre, nous pourrions en apprendre davantage sur la manière dont les plantes utilisent la lumière du soleil pour produire de l’énergie, ce qui permettrait de créer de nouvelles solutions énergétiques inspirées de la nature. Dans tous ces cas, les dynamiques photo-induites ultrarapides sont mal comprises. Disposer d’outils de simulation précis accélérera la découverte de nouveaux matériaux, médicaments ou autres molécules photoactives.

Alors que cette recherche continue de repousser les frontières de notre compréhension scientifique, quelles nouvelles découvertes et innovations les prochaines simulations quantiques pourraient-elles révéler pour le monde ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Eva LAURENT

À propos de la signature

Eva LAURENT

Eva Laurent est rédactrice pour Innovant. Elle couvre les sciences et les usages numériques en replaçant chaque avancée dans son contexte, des premiers prototypes aux applications concrètes. Elle aime confronter les promesses des innovations à leurs limites réelles.