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Les terres rares constituent un groupe de 17 éléments chimiques essentiels à de nombreuses technologies modernes. Pendant des années, les États-Unis ont dépendu des importations pour satisfaire leurs besoins en ces éléments cruciaux. Cependant, une nouvelle étude révolutionnaire menée par l’Université du Texas à Austin a révélé que le pays dispose d’une immense réserve de terres rares dans ses propres déchets industriels, à savoir les cendres de charbon. Cette découverte pourrait transformer la façon dont les États-Unis approvisionnent leur marché en minéraux critiques.
Des déchets à la richesse
Les cendres de charbon, longtemps considérées comme des déchets industriels, sont en réalité une source abondante et accessible de terres rares. Ces éléments sont indispensables pour la fabrication de batteries, de panneaux solaires et de magnétos haute performance. La découverte de cette richesse cachée dans les cendres de charbon illustre parfaitement le dicton « du déchet au trésor ».
Bridget Scanlon, co-auteure de l’étude, explique que l’objectif est de fermer le cycle en utilisant les déchets pour extraire les ressources qu’ils contiennent tout en réduisant les impacts environnementaux. Cette approche pourrait non seulement renforcer l’économie américaine, mais aussi contribuer de manière significative à la durabilité environnementale.
Une découverte aux implications mondiales
Selon l’étude, les cendres de charbon aux États-Unis renferment environ 11 millions de tonnes de terres rares, soit près de huit fois les réserves nationales connues. Cette évaluation nationale des cendres de charbon en tant que ressource pourrait renforcer l’approvisionnement en minéraux critiques du pays.
Un des avantages majeurs de l’extraction des terres rares à partir des cendres de charbon est que le processus de combustion a déjà séparé les minéraux de leur minerai d’origine. Cela réduit la nécessité de procédés de raffinage énergivores, rendant l’extraction plus efficace et moins coûteuse.
Variations régionales
L’étude révèle que toutes les cendres de charbon ne sont pas identiques. Les concentrations de terres rares varient selon les régions, influençant la facilité d’extraction. Par exemple, les cendres de la région des Appalaches ont la concentration la plus élevée de terres rares, avec une moyenne de 431 milligrammes par kilogramme, mais seulement 30% sont facilement récupérables.
En revanche, les cendres provenant du bassin de la rivière Powder ont une concentration plus faible (264 mg/kg) mais un taux de récupération de 70%, ce qui les rend plus viables pour une extraction à grande échelle. Ces variations déterminent quelles gisements sont les plus économiquement rentables.
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De la potentielle à la réalité
Malgré la promesse de cette découverte, des défis subsistent pour en faire une solution pratique. Des entreprises comme Element USA développent les technologies et les forces de travail nécessaires pour extraire les terres rares des cendres de charbon et des sous-produits miniers.
Chris Young, directeur de la stratégie chez Element USA, affirme que l’idée d’extraire les terres rares des résidus miniers a du sens, mais le défi est de transformer cette idée en une solution économique. En investissant dans la récupération domestique des terres rares, les États-Unis peuvent réduire leur dépendance aux sources étrangères et transformer les déchets en atout stratégique national.
Alors que la recherche et le développement se poursuivent dans ce domaine, comment les États-Unis capitaliseront-ils sur cette découverte pour renforcer leur position sur le marché mondial des terres rares et minimiseront-ils les impacts environnementaux liés à l’extraction de ces éléments ?



