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La quête de l’énergie propre et durable est au cœur des préoccupations mondiales actuelles. Dans cette dynamique, la startup canadienne General Fusion vient de franchir une étape cruciale avec son prototype de réacteur. En effet, l’entreprise a récemment réussi à créer du plasma à l’intérieur de son réacteur prototype, une avancée majeure pour prouver l’efficacité de sa technologie. Cette réalisation marque une étape significative dans l’ambition de General Fusion de révolutionner la production d’énergie à travers la fusion nucléaire.
Une technologie inspirée des années 1970
Le réacteur prototype de General Fusion, connu sous le nom de Lawson Machine 26 ou LM26, repose sur une technique appelée Magnetized Target Fusion (Fusion par Cible Magnétisée), une approche qui remonte aux années 1970. Cette méthode utilise un champ magnétique associé à une compression mécanique pour créer les conditions nécessaires à la fusion, c’est-à-dire une chaleur extrême permettant de compresser le plasma à l’intérieur du réacteur. Cette compression déclenche une réaction de fusion qui libère de l’énergie. Selon General Fusion, cette méthode pourrait offrir une solution rentable pour la production d’électricité lorsque le réacteur sera pleinement opérationnel.
Contrairement à d’autres startups qui optent pour la confinement inertiel, une approche qui utilise des champs électriques pour maintenir le plasma suffisamment longtemps, General Fusion mise sur sa technologie vintage. De plus, Helion Energy, une autre entreprise innovante, combine les deux techniques avec sa fusion magneto-inertielle, jugée plus efficace. En somme, alors que la course technologique s’accélère, General Fusion se distingue par son approche unique et prometteuse.

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Le processus de fusion chez General Fusion
Le processus mis en œuvre par General Fusion commence par l’utilisation d’isotopes d’hydrogène contenant des neutrons supplémentaires, appelés Deutérium et Tritium. Ces isotopes sont frappés par de l’électricité pour créer un champ magnétique qui maintient le plasma dans une chambre. Un mur liquide de lithium, en rotation rapide, crée une cavité au centre. C’est dans cette cavité que le plasma d’hydrogène est injecté. Les pistons à vapeur compriment ensuite le mur de lithium, chauffant le plasma à plus de 100 millions de degrés Celsius. C’est à ce moment que la fusion se produit : les atomes d’hydrogène fusionnent et libèrent de l’énergie.

Dr. Michel Laberge, fondateur et directeur scientifique de General Fusion, souligne que l’entreprise a construit 24 injecteurs de plasma, créé plus de 200 000 plasmas, et généré des neutrons de fusion à partir de compressions de plasma. Ces étapes ont permis de réduire les risques liés au LM26 et de préparer l’entreprise à ce nouveau chapitre. L’objectif est désormais de réaliser la fusion dans le LM26 grâce à une compression par liner de lithium.
Les défis à relever pour General Fusion
Bien que le prototype forme désormais des plasmas quotidiennement, il reste du chemin à parcourir pour General Fusion. Actuellement, le LM26 utilise un mur de lithium solide, comprimé par des électroaimants, en lieu et place d’un mur liquide. L’entreprise expérimente un prototype de mur liquide, mais des travaux sont encore nécessaires pour l’intégrer pleinement. Le prochain objectif est d’atteindre l’équilibre scientifique d’ici 2026, c’est-à-dire un point où la réaction de fusion produit au moins autant d’énergie que celle injectée dans le plasma.
Au-delà, l’objectif ultime est de parvenir à l’équilibre commercial, où la réaction produit plus d’énergie que l’ensemble de l’installation de fusion n’en consomme, rendant ainsi la production d’électricité viable pour un usage pratique. Cette ambition positionne General Fusion dans la course mondiale pour créer un mini-Soleil sur Terre, aux côtés de nombreuses autres startups innovantes.
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La compétition mondiale pour la fusion nucléaire
Avec cette avancée, General Fusion se prépare à concurrencer de nombreuses startups à travers le monde, déterminées à maîtriser la fusion nucléaire. Récemment, Helion Energy, basée aux États-Unis, a levé 425 millions de dollars pour construire un réacteur à Washington, avec pour objectif de fournir de l’électricité aux centres de données de Microsoft d’ici 2028. Cette effervescence mondiale témoigne de l’urgence d’une solution énergétique durable et propre.
En résumé, General Fusion, grâce à son approche unique et à ses récentes avancées, est bien positionnée pour devenir un acteur majeur de la fusion nucléaire. Cependant, la route vers la production commerciale d’énergie à partir de la fusion est encore parsemée de défis techniques et financiers. La question reste de savoir comment ces innovations transformeront notre paysage énergétique dans les années à venir.



