Les équipes de TF1 se sont rendues la semaine dernière en exclusivité dans l’entrepôt d’Ocado à Fleury-Merogis. Un entrepôt ultra-moderne et automatisé qui gère la logistique de livraison des enseignes du groupe Casino dans la capitale, fruit de la stratégie de digitalisation initiée par Jean-Charles Naouri, PDG du groupe Casino, pour faire du distributeur historique stéphanois un leader de l’innovation.

C’est la première fois que des caméras ont pu pénétrer dans l’entrepôt du spécialiste britannique de la logistique, allié dans l’hexagone au groupe Casino. Un ballet de robots sur rails, préparant de manière automatisée les commandes des clients des enseignes du groupe Casino, et notamment de Monoprix. Une prouesse technologique qui permet de gérer en un temps record un stock de 50.000 références, soit le double d’un hypermarché traditionnel. Ce dispositif, qui connaît un succès croissant de la part des clients Franciliens qui peuvent ainsi bénéficier de livraisons en un laps de temps extrêmement réduits, a été mis en service mi-mars. Du fait du confinement, la demande en termes de livraison à domicile a littéralement explosé, que ce soit sur le commerce alimentaire ou le non-alimentaire. Une situation qui, dès lors, a également fait office de crash-test grandeur nature pour cet entrepôt automatisé, le premier du genre en France, avec, et comme l’a montré le reportage de TF1, un succès visiblement au rendez-vous.

Dans les faits, via la signature de ce partenariat avec Ocado, dont le système logistique est aujourd’hui considéré comme bien plus rapide et plus robuste que celui d’Amazon, le groupe Casino a fortement renforcé son statut de leader français du secteur de la distribution en matière que ce soit sur digital ou l’innovation. Une position née de la volonté de son PDG, Jean-Charles Naouri, de réinventer le modèle économique de la grande distribution face aux changements de comportements des consommateurs, entre évolutions des modes de vie, perte de vitesse des hypermarchés et concurrence accrue des formats innovants poussés par la GAFAM.

Une logique d’innovation pour répondre aux nouveaux modes de consommation

Dans une même logique, c’est également la raison qui a poussé le distributeur stéphanois à miser depuis plusieurs années sur les magasins autonomes, un modèle qui permet aux clients de venir faire leurs courses sur des horaires étendus, que ce soit le week-end et ou plus tard en jour de semaine, et de régler ses achats directement à des caisses automatiques. Le groupe Casino fait, en la matière, figure de pionnier, tandis que les autres acteurs, et bien qu’il soit encore trop tôt pour tirer des conclusions hâtives, ont visiblement raté, ou n’ont pas voulu prendre, ce virage historique dans la distribution alimentaire. Une logique avant-gardiste du groupe de Jean-Charles Naouri sur le sujet qui, bien qu’elle n’aille pas sans susciter des craintes relative à l’emploi, semble s’inscrire dans le mouvement de fond qui refaçonne totalement la grande distribution dans le monde. Récemment Walmart, le géant de la grande distribution a annoncé que son magasin situé à Fayetteville dans l’Arkansas ne fonctionnera plus que via des caisses automatiques. Une logique de test à ce stade, mais si ce dernier s’avère concluant, qui pourrait très vite avoir vocation à se généraliser.

Avec plus de 300 magasins autonomes aujourd’hui fonctionnels en France, et alors que le groupe table sur l’ouverture de 209 nouveaux magasins autonomes d’ici la fin de l’année 2021, le groupe Casino n’en est donc plus à la seule logique des tests. Un schéma qui, ces derniers mois et du fait des évolutions des modes de consommation induites par la crise sanitaire, a d’ailleurs franchi un nouveau cap, avec une adoption de plus en plus massive de la part des clients. Il faut dire que les caisses automatiques ont l’insigne mérite de permettre une gestion des flux plus fluide et étalée en magasin, et notamment de proposer une alternative plus rapide au passage en caisse traditionnel. Tandis que les ouvertures en horaires étendus, permises par les magasins autonomes du groupe Casino, ont pu permettre, notamment en centre-ville, d’éviter les affluences sur les heures de pointe habituelles.

Une inclinaison vers plus d’agilité de la part du groupe qui explique également le partenariat noué avec Amazon pour la création d’une marketplace dédiée aux produits Monoprix sur le site du leader mondial du e-commerce, mais également pour la livraison des courses Monoprix par les livreurs d’Amazon Prime. Des services qui sont actuellement limités à Paris mais qui devraient s’étendre à d’autres grandes villes dans les mois à venir.

Outre ces innovations technologiques et cette transformation du modèle de la grande distribution vers davantage de spécialisation, de segmentation et d’agilité, le groupe Casino est également leader en matière de digital, et plus particulièrement sur le e-commerce, via sa filiale numérique Cdiscount. Il faut dire qu’en la matière, et comme pour les magasins autonomes, Jean-Charles Naouri a été l’un des premiers à miser sur un domaine innovant, là où les autres acteurs du secteur ont été plus frileux. Pour rappel, cette stratégie orientée numérique a été impulsée au début des années 2000, via le rachat la plateforme de vente en ligne Cdiscount, le leader français du secteur.

Si le groupe a souffert ces dernières années du fait de la perte de vitesse des hypermarchés, un format que Jean-Charles Naouri considère depuis longtemps comme irrémédiablement en perte de vitesse et sur lequel son groupe se désengage progressivement, en redéployant désormais tous ses efforts sur la proximité, et le digital donc, la stratégie de Jean-Charles Naouri qui fait la part belle à l’innovation et aux nouvelles technologiques, impulsée depuis plus de 20 ans maintenant, positionne le groupe comme le leader français en la matière.

Recevez les innovations du moment grâce à la newsletter envoyée chaque mardi. Vous allez adorer !